28 mai 2008
Le bien-être durable
Je viens de discuter assez "vivement" avec une dame d'environ 45 ans qui est aussi mon employeur très épisodique (je garde son grand marmot de 10 ans tous les quinze du mois) depuis bientôt 5 ans.
Elle voulait absolument savoir quand est-ce que le doux bébé allait aller à la crèche et pourquoi j'avais cette réticence à l'idée de le mettre à l'école maternelle.
C'était déjà assez limite comme questionnement de la part d'une employeuse mais bon, gentille comme je suis j'ai bien voulu éclairer ses nombreuses lanternes éteintes.
Me voilà donc à contrer son argument bateau de la fameuse SOCIALISATION salvatrice, clef du développement harmonieux de l'enfant, fondement extraordinaire et mirifique des bonnes relations sociales. Je lui ai donc parlé des bienfaits d'une socialisation intergénérationnelle où les grands apprennent aux petits, où les jeunes aident les anciens, où l'on apprend à cotoyer son prochain avec mesure et respect, autrement que jeté de force au milieu d'une trentaine de congénères du même âge à quelques mois près le tout supervisé par un ou deux adultes savants et surmenés. J'ai eu l'impression de pomper dans le vide comme un Shadok pendant toute la conversation téléphonique.

Pour elle donc, je veux garder mon enfant avec moi pour mon plaisir et non pour son bien-être, cela aura des conséquences terribles sur le développement général du doux bébé, elle ne voit pas ce que je peux apporter à mon enfant (pour une femme qui ne sait ni cuisiner, ni jardiner, ni peindre, ni dessiner, ni sculpter, ni écrire, ni coudre, ni couper les cheveux de son fils, ni poncer/ tapisser/rénover,qui n'a presque aucune culture, ni aucun goût littéraire et artistique, et j'en passe... Elle y va fort je trouve !!! ). Mais ce qui me blesse le plus, c'est sa vision caricaturale de la femme au foyer : elle m'a rétorqué que ma mère avait dû me donner un bien mauvais exemple en restant à la maison puisque j'allais faire comme elle !!! Et quand je lui ai annoncé que j'allais peut-être faire une formation pour devenir assistante maternelle, elle n'a pas réussi à réprimer une exclamation de dégoût en enchaînant sur un ton moralisateur "mais avec toutes les études que vous avez faites enfin, rester chez vous, vous n'y pensez pas !!!". Elle a peut-être peur que je devienne comme ça :

Supermarket Lady, Duane Hanson, 1969
Selon elle, donc, les enfants qui ont reçu une formation à domicile ont de grandes difficultés à réintégrer le cursus scolaire classique, sont associaux au possible et je vais donc tout droit dans le mur avec mon fils. Je lui ai alors affirmé que de toutes façons j'étais encore en train de réfléchir et qu'étant à l'écoute des besoins de mon enfant j'aviserai en temps et en heure, sans précipitations et que si le doux bébé ressent le besoin de cotoyer des enfants, s'il s'ennuie à la maison, si l'école l'attire lors de nos promenades quotidiennes alors oui peut-être il irait y faire un tour, histoire de voir, pour longtemps ou non, selon ses besoins du moment. Je lui ai dit que je n'étais fermée à rien, elle m'a alors rétorqué que les gens qui se déclaraient ouverts étaient en fait les plus fermés. Je suis un Shadok les mecs, yeah !

Je vous passe les arguments presque risibles style : "J'ai quand même plus d'expérience que vous, je travaille à l'Education Nationale, la majorité des gens pensent comme moi vous savez !" et les jugements comme : "Vous êtes vraiment en marge de la société, vous êtes hors-normes etc...". Son attitude m'a vraiment fait penser à la pédiatre de garde de la maternité (la quarantaine aussi) lorsque mon doux bébé avait deux jours et qui me disait que je n'aurais certainement pas de montée de lait... Je lui répétais que si, si, si, je vous assure Madame, demain j'aurais ma montée de lait, il faut trois nuits, j'ai confiance, mon bébé tète bien... Elle était sortie de la chambre en disant que j'avais l'attitude d'une mère de famille nombreuse (j'ai pris ça pour un compliment !) et que décidément j'étais vraiment hors-normes. Pompez les mecs, pompez, on ne sait jamais !

Décidément, la passion, l'engagement, la motivation, les idéaux, la famille, le respect et le développement personnel ne sont pas des valeurs porteuses chez les quarantenaires carriéristes libérées par les couches jetables et les biberons en plastoc.
Pauvres femmes quand même... Obligées de renoncer à leurs élans les plus primaires d'amour inconditionnel pour leurs nourissons, obligées de bosser dans des bureaux tout gris, obligées de se battre dans un environnement masculin mysogine pour imposer la féminité dans les sphères les plus hautes de notre société franchouillarde. Pour finir je ne leur en veux pas d'être tellement désagréables envers moi et mes choix de vie, elles se sont battues à une époque où il le fallait, elles font partie d'un morceau de l'histoire, elles y ont laissé un morceau de leur vie maternelle, elles doivent se sentir jugées par ma façon de faire. A nous donc de nous battre pour paufiner leur travail de pionnières et peut-être qu'un jour les femmes auront le choix de choisir leur lieu de travail, l'extérieur ou la maison, tout en trouvant un équilibre familial.

Extrait du tableau Les trois âges de la Vie de Gustav Klimt
Tout ça pour dire que plus j'avance sur mon chemin et plus je me sens en harmonie avec mon entourage. Les plaisirs rapides, fugaces et frustrants de la consommation excessive font maintenant place aux plaisirs durables du maternage, des moments partagés en famille, du jardinage (oui, oui, dans ma cour il y a de beaux géraniums qui refleurissent depuis trois ans et bientôt ils pourront batifoler dans un jardin), de l'alimentation saine, de la marche, du vélo, de la couture, du sommeil respecté et j'en passe et j'en passe...
J'ai l'impression de participer à un cycle cohérent et de respecter de plus en plus le monde qui m'entoure, et non je ne fume pas de cigarette qui fait rire, les Shadoks ça ne fume pas.
Allez ! Un petit poème indien pour rester zen :
Qu'est-ce que la vie ?
C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit
C'est le souffle d'un bison en hiver
C'est la petite ombre qui court dans l'herbe
Et se perd au coucher du soleil.
Crowfoot, chef blackfeet (1821-1890)
22 mai 2008
A la mer
Le doux bébé a passé dix jours de vacances au bord de la mer du Nord... 
L'occasion de faire ses premiers pas, l'occasion de grandir et de prendre de belles couleurs, de respirer un air sans cesse brassé par le vent, l'occasion de creuser le sable, de marcher dans les vagues, de téter presque exclusivement (petite régression certainement provoquée par la nouveauté, la marche etc.), de profiter de papa et maman en même temps...
Pour celles et ceux qui se sont demandés pourquoi je ne publiais pas les commentaires, je n'étais tout simplement pas là et je n'avais pas accès au Net là où nous étions, j'avais cependant préparé des articles (du 9 au 19 mai) qui se publiaient automatiquement aux jours que j'avais choisi afin de continuer à faire vivre le blog, voilà !
19 mai 2008
Comparaisons, second volet

Le fils et................................................ le père au même âge, environ 1 an !
Voilà pour la série "famille", bientôt je vous raconte nos vacances à la mer !
16 mai 2008
Comparaisons, premier volet

Le fils et............................ la mère au même âge, environ 9 mois.
Bientôt on fera la même chose avec le papa !
14 mai 2008
Jeu de famille
Le père!
La mère !
Le fils !
Toujours en plein tri de photos, pour vous montrer à quel point la folie nous gagne parfois !
12 mai 2008
A la fenêtre
Il voit passer les gens, les chiens, les bus, les voitures et les vélos... Un petit moment du quotidien parce qu'il ne se passe pas un jour sans qu'il faille regarder par la fenêtre. C'est un besoin presque vital !
09 mai 2008
Dans ma tisane
Il y a du souci et ? Et ? Et ? Un bébé !
Une grosse infusion de fleurs de souci (ou Calendula officinalis) diluée dans une bassine pleine d'eau... Un bébé qui patouille, qui patouille et qui ressort de là tout beau, tout doux, sans eczéma ! Je ne l'ai pas rincé, juste séché.
Je n'ose crier au miracle mais c'est quand même une grande avancée dans ma recherche de produits naturels pour soigner mon doux bébé !
Ce message est dédicacé à Leni qui m'a expressément demandé des photos du doux bébé en train de patouiller. C'est fait !
07 mai 2008
Accroché !
Le portage sans tissu ! Qui dit mieux ???
06 mai 2008
L'eczéma peut se faire du souci !
Je suis toujours en quête du produit miracle naturel qui soulagerait enfin mon doux bébé de son eczéma. Je cherchais une crème ou une huile à base de souci (ou calendula officinalis) mais dans le commerce il n'y a que des crèmes composées de produits allergisants (des HE par exemple). Je me suis donc décidée à fabriquer un macérat de calendula composé d'huile d'olive biologique et de fleurs de souci séchées biologiques également. Une recette simple, des produits simples... Peut-être que ça va fonctionner !
La préparation doit reposer un mois à l'abri de la lumière, en attendant je peux faire des "infusions" de souci à appliquer sur les lésions de mon doux bébé... Je vais faire tremper ses mimines, les pauvres, ce sont les plus touchées ! Enfin ça tombe bien, il adore patouiller ! :D
05 mai 2008
Le radeau du dodo
Toujours en plein dans le tri de mes photos... J'ai retrouvé celle-ci ! Un canapé pour quatre dormeurs à la dérive ! :D











